NDOGLEM : MANFRED DJECACAL PORTE LA VOIX DES MAIRES DU CAMEROUN POUR SALUER L’HÉRITAGE DE JEAN MBEI NJE
La disparition de Jean Mbei Nje continue de susciter une vive émotion au sein de la grande famille municipale camerounaise. Décédé le 19 février 2026 à Douala des suites d’une courte maladie, le maire de la commune d’arrondissement d’Édéa II a reçu, le 5 juin dernier à Ndoglem, dans l’arrondissement de Ndom, des hommages à la hauteur de son engagement au service des collectivités territoriales décentralisées.
Mais au-delà de la cérémonie funéraire, un fait a particulièrement retenu l’attention : la forte mobilisation des maires venus de plusieurs régions du Cameroun sous la conduite de Manfred Djecacal, maire de la commune de Dibamba et président des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC) pour la région du Littoral.
Dans un contexte où les élus locaux sont souvent absorbés par les contraintes de gestion quotidienne de leurs communes, cette présence collective témoigne de l’importance qu’occupait Jean Mbei Nje dans l’univers de la gouvernance locale. Elle révèle également le rôle fédérateur que joue désormais Manfred Djecacal au sein du mouvement communal camerounais.
Un hommage institutionnel porté par le président régional des CVUC
À Ndoglem, Manfred Djecacal n’était pas seulement présent en tant que collègue du défunt. Il incarnait l’institution. Chargé de porter la parole des plus de 360 communes membres des CVUC, il a livré une oraison empreinte de dignité, de reconnaissance et d’émotion.
Son intervention a permis de rappeler la trajectoire d’un maire dont l’action a marqué la commune d’Édéa II. Gestion rigoureuse des ressources communales, amélioration progressive des infrastructures de proximité, attention constante portée aux populations : autant d’éléments qui ont contribué à faire de Jean Mbei Nje une référence dans l’exercice des responsabilités municipales.
Mais pour Manfred Djecacal, l’essentiel était ailleurs. Dans son discours, il a insisté sur les qualités humaines du disparu, mettant en avant sa simplicité, sa discrétion et sa capacité à maintenir des relations harmonieuses avec l’ensemble de ses collègues maires.
À travers cet hommage, le président régional des CVUC a rappelé une réalité souvent méconnue du grand public : la décentralisation repose autant sur les infrastructures et les projets que sur les hommes et les femmes qui les portent.
Manfred Djecacal, artisan de la cohésion municipale
L’événement de Ndoglem a également permis de mesurer la place grandissante qu’occupe le maire de Dibamba dans les instances de représentation des collectivités locales.
En réunissant autour de lui une importante délégation d’élus municipaux venus de plusieurs départements et régions, Manfred Djecacal a démontré sa capacité à fédérer les exécutifs communaux autour des valeurs de solidarité et de fraternité institutionnelle.
Cette mobilisation dépasse le simple cadre protocolaire. Elle traduit la volonté du responsable régional des CVUC de maintenir un esprit de cohésion entre les communes, dans un contexte où les défis liés à la décentralisation exigent davantage de concertation et d’unité.
Son leadership s’est également exprimé dans l’organisation de l’assistance apportée à la famille du défunt. Sous son impulsion, les maires ont remis à la veuve de Jean Mbei Nje un soutien constitué de dons en nature ainsi qu’une enveloppe financière de deux millions de francs CFA.
Au-delà de la valeur matérielle du geste, cette contribution illustre la philosophie défendue par les CVUC : celle d’une solidarité active entre les collectivités et leurs responsables.
Un signal fort pour les collectivités territoriales
La cérémonie de Ndoglem aura finalement été bien plus qu’un dernier hommage rendu à un maire disparu. Elle a constitué une démonstration de la vitalité du réseau communal camerounais et de sa capacité à se rassembler dans les moments difficiles.
À travers la voix de Manfred Djecacal, les maires du Cameroun ont réaffirmé leur attachement aux valeurs de fraternité, d’intégrité et de service public incarnées par Jean Mbei Nje.
L’image qui restera de cette journée est celle d’un président régional des CVUC assumant pleinement son rôle de rassembleur, conduisant ses pairs dans un élan de solidarité rare, tout en rappelant que derrière chaque mandat municipal se trouvent des femmes et des hommes dont l’engagement dépasse souvent les frontières de leurs communes respectives.

À Ndoglem, Jean Mbei Nje a été accompagné vers sa dernière demeure. Mais à travers l’action et le témoignage de Manfred Djecacal, c’est également un message fort qui a été adressé au monde communal : celui de l’unité, de la fidélité et de la continuité du service public local.
